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Livres d'Outre Mer |
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D E L ' A N A C O N D A À L ' U R U B U Damien Davy, ethnologue, ingénieur de recherche de l’Observatoire Hommes /Milieux du CNRS, travaille depuis 10 ans avec les peuples Amérindiens de la Guyane française. Il vient de faire paraître chez Ibis Rouge de l'Anaconda à l'urubu mythes et symbolisme animal chez les Amérindiens de l'Oyapock, qui a été réalisé dans le cadre du programme Oyapock Nature. L’art n’a pas de frontières. Ainsi, les motifs graphiques qui nous sont ici présentés, font partie du répertoire partagé par les différents groupes amérindiens qui vivent et circulent de part et d’autre du fleuve Oyapock, entre le Brésil et la Guyane française ; ces mêmes motifs sont aussi connus des Tiriyó et des Wayana, de part et d’autre de la triple frontière entre Brésil, Guyane et Suriname. Depuis des siècles, on n’échange pas uniquement des biens, ou des liens matrimoniaux, mais surtout des savoirs et des pratiques, comme celles qui sont liées au chamanisme, à la musique, à la décoration du corps et des objets, ou encore les techniques de chasse, de pêche et de construction des habitations.
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L A S A I S O N D E S A B A T T I S Voici un vrai roman créole avec des personnages de chair et de sang, des circonstances de lieux et de temps qui nous renvoient à la Guyane de la première moitié du XXe siècle. Lyne-Marie Stanley réssuscite une famille guyanaise de la campagne qui a succombé à la fascination de la ville, mais essaie de retrouver les solidarités paysannes de l'habitation et du mayouri. La saison des abattis, c'est le temps de la nostalgie des travaux et des jours, et des rires, des chants et des danses qui faisaient de la vie une récréation festive et chaleureuse. Dans ce roman, trois belles figures de femmes guyanaises se racontent. D’abord Man Nana, la grand-mère, « petite-fille d’esclave et descendante de Nèg’marrons », obsédée par l’éclaircissement de sa progéniture. Céphyse, sa fille, qui donnera la vie suite à une passion irraisonnée et enfin Palmyre la jeune adolescente qui est « instinct, nature et sensualité ».
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M U S I Q U E S E T D A N S E S C R É O L E S A U T A M B O U R Monique BLERALD est maître de conférences en langues et cultures régionales à l’Université des Antilles et de la Guyane. Ses publications portent sur les littératures francophones de la Caraïbe et les traditions populaires créoles. Elle vient de sortir aux éditions Ibis Rouge Musiques et danses créoles au tambour.Toutes les musiques créoles sont filles de l’Histoire, celle des enfants de l’esclavage sur le sol américain. Comme les langues créoles, les musiques et danses traditionnelles sont au carrefour des cultures africaines et occidentales. Elles sont un produit de l’Histoire et véhiculent des symboles, des codes sociaux qui échappent certainement aux non-initiés et qui échapperont peut-être aux enfants de demain. Ce livre a pour vocation de sauvegarder et de faire découvrir un aspect essentiel de la culture créole : les rythmes et musiques au tambour (comme le kasékò, le léròl, le grajé ou encore le labasyou), les chansons traditionnelles les plus connues ainsi que les danses et costumes créoles. Ce livre s’adresse à tous ceux qui désirent découvrir l’âme de la culture antilloguyanaise, à ceux qui souhaitent préserver les traditions de leurs aïeux, et à ceux qui veulent enseigner les musiques et danses créoles au tambour.
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H I S T O I R E E T M É M O I R E D E G U Y A N E Une trentaine d’historiens présentent dans cet ouvrage Histoire & Mémoire un éclairage nouveau et varié sur la Guyane au temps de l’esclavage, période de genèse de nos sociétés contemporaines. A travers des discours sur la Guyane française au temps de l’esclavage, ces chercheurs s’interrogent sur des problématiques telles la traite, le statut et la police des esclaves. L'analyse historique peut rendre intelligible les pratiques économiques au temps de l’esclavage, mettre en évidence les postures de rebelles, décrire les rapports complexes entre la religion et l’esclavage. Elle met aussi en lumière comment la société guyanaise inscrit, aujourd’hui, l’esclavage dans la mémoire collective. Cet ouvrage a pour ambition d'offrir des clés pour aborder une période historique complexe et tente d’élargir des champs peu explorés de la recherche scientifique.
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I N T E R R O G E R L E S M O R T S Jean-Yves Parris est docteur en anthropologie sociale. Originaire de la Guyane, il a séjourné durant près de deux années auprès des Marrons ndjuka du Tapanahoni, à Saint-Laurent-du-Maroni, ainsi qu’à Paramaribo pour les besoins de ses recherches.
Cet ouvrage s’adresse à tous ceux qui, de près ou de loin, s’intéressent aux Noirs marrons du Surinam et de la Guyane. Fondé sur une enquête de terrain longue et minutieuse, il traite particulièrement de l’histoire et de l’organisation sociale et politique des Marrons ndjuka à partir de l’analyse d’une controverse interne concernant la conduite et le devenir d’une pratique religieuse caractéristique : l’interrogatoire du cadavre.
Abordé dans sa dimension principalement politique, ce débat, tel un phénomène social total, constitue le fil conducteur de ce livre et permet d’accéder à une compréhension d’ensemble des ces Marrons, notamment dans leurs rapports aux groupes sociaux du littoral, au sujet du devenir de la tradition ou encore de la mémoire de l’esclavage et du marronnage.
Il s’agit d’un ouvrage extensible aux autres sociétés des Noirs marrons et, au delà, à l’ensemble des Amériques noires dont ces sociétés constituent une part emblématique, puisque peu négligée par la recherche française. Paru chez Ibis Rouge
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L E S A I L L E U R S F R A N C O P H O N E S La librairie Orphie vient d'ouvrir en plein coeur du quartier latin, 15 rue Victor Cousin Paris 5 è elle est consacrée à la Francophonie, le Voyage et l'Outre-mer. Que ce soit en Littérature, Sciences Humaines, Jeunesse, Cuisine, BD ou en Beaux Arts, les Caraïbes, l'Océan Indien, L'Afrique, Le pacifique et la Méditerranée seront représentés, entre autres. Pour le Voyage, vous y trouverez des rayons consacrés aux Grands explorateurs, la Mer et la Piraterie, les Récits de voyage, l'Histoire martime et des récits d'aventures. La Librairie Orphie célèbre la diversité culturelle - au travers de son fonds de livres et de sa salle d'exposition, de conférences et de rencontres-dédicaces -, en mettant en lumière les contributions artistiques, intellectuelles et culturelles des Outres-Mer et du monde francophone.
Première librairie indépendante consacrée à l'Outre-Mer, (Les Antilles, La Réunion, La Guyane, Mayotte, Nouvelle Calédonie, La Polynésie Française. Elle a un fonds représentatif des incontournables des littérature de l'Outre-Mer, est riche de 10.000 références et a une équipe compétente pour conseiller. www.orphie.net
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L A J E U N E F I L L E E T L E S E R P E N T M A A G E N I N Catherine Bayle et Isabelle Leblic viennent de faire paraître La Jeune fille et le serpent Mââgenin à la Société des Océanistes le premier volume de la collection « Petites histoires d’Océanie » 32 pages tout en couleur. Un joli conte sur l'ile des Pins en Nouvelle Calédonie, agréablement illustré par les collages de Catherine Bayle.
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A N N E B I H A N P O È T E E T D R A M A T U R G E E N C A L É D O N I E Anne Bihan, la bretonne, s’est envolée un jour de mai 1989 pour la Nouvelle-Calédonie, où elle vit désormais à Nouméa. Sa vie et son écriture se sont depuis laissé profondément traverser par cet archipel d’Océanie dont elle partage durablement le destin. Son premier roman Miroirs d'îles a été fécondé grâce à l’île de Bréhat. Saint-Nazairea été l’une de ses premières écritures théâtrales. Poète et dramaturge, auteur de nouvelles et d’essais divers sur les écritures océaniennes, ce petit bout de femme a vu une dizaine de ses pièces créées et mises en scène, en Bretagne, Nouvelle-Calédonie, au Vanuatu, à Wallis-et-Futuna et Tahiti. Elle a dressé aussi trente portraits de salariés de la Société de Nickel, photographiés par David Becker. Elle est membre notamment de l’Association des écrivains de la Nouvelle-Calédonie (AENC) et du Centre de géopoétique de Nouvelle-Calédonie.
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L E S O I S E A U X D ' A M A Z O N I E Ce livre de photos, prises pendant des mois à travers l’Amazonie française que l’auteur Philippe Géraut arpente avec méthodologie, est destiné à celles et à ceux qui, au travers d’une balade, d’un séjour en carbet, ou tout simplement dans leur jardin, ont vu un oiseau sur lequel ils ne peuvent mettre un nom. Il sera le compagnon de tous ceux et celles qui veulent, avant de partir découvrir la forêt, voir un ou plusieurs oiseaux en particulier. Ce livre restera à part entière un recueil de photographies… Il n’a en rien de valeur ornithologique. Par contre, tous les oiseaux présentés ont été identifiés par les ornithologues du Groupe d’étude et de Protection des oiseaux de Guyane. Les lieux ainsi que les périodes sont mentionnés et tiennent aussi d’authentification
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H I S T O I R E D E L A N O U V E L L E A N G O U L Ê M E En 1524, dans le sillage des caravelles de Christophe Colomb, une expédition française dirigée par le Florentin Giovanni da Verrazano découvrait une baie inconnue en Amérique du Nord. Il la baptisa «Nouvelle-Angoulême» en l’honneur de son commanditaire, le roi François Ier, né sur les bords de la Charente. Les vicissitudes de l’Histoire changèrent ensuite le nom de cette contrée en «Nouvelle- Amsterdam», puis en New York. Beaucoup plus au sud, enfouis au coeur de la forêt guyanaise, subsistent les maigres vestiges d’une autre «Nouvelle-Angoulême», plus récente et au destin bien moins glorieux mais plus poignant. En racontant son histoire, ce livre de Jean Maurice Durand fait revivre un épisode oublié de l’aventure coloniale de la France. Une utopie agricole dans la Guyane du XIXè siècle. L’histoire de cette Nouvelle-Angoulême perdue en Amérique du Sud est faite elle aussi de ce mélange de rêves mirifiques et d’épreuves terribles. Editions Ibis Rouge. 10€
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H I S T O I R E E T A R C H É O L O G I E D E L A G U Y A N E F R A N Ç A I S E Egle Barone-Visigalli, archéologue, docteur en Histoire et Civilisation (EHESS). Associée au Centre de recherche interdisciplinaire en lettres langues et sciences humaines de l’Université des Antilles et de la Guyane, membre du comité de pilotage du Centre d’archives des documents ethnographiques de Guyane, chargée de cours à l’Institut d’enseignement supérieur de la Guyane mène des travaux d’ethnoarchéologie sur la culture matérielle des peuples du plateau des Guyanes et sur l’histoire de l'espace colonial. Elle vient de sortir un ouvrage aux éditions Ibis Rouge Histoire et Archéologie de la Guyane Française, avec Kristen Sarge, Régis Verwimp. Le programme d’archéologie coloniale mené sur les habitations jésuites de Saint-Régis et Le Maripa a révélé l’histoire d’une partie de la région de Roura allant de 1668 à nos jours. Ces habitations servirent à financer la mission d’évangélisation des Amérindiens, objectif principal des jésuites, mais aussi à asseoir un pouvoir politique et spirituel touchant libres et esclaves. Ces sites furent d’ailleurs le théâtre de l’essai d’émancipation des esclaves imaginé par le marquis de Lafayette. Le rôle des jésuites dans la recherche agronomique a été de toute première importance. Leur conception moderne de l’agriculture et leurs connaissances techniques ont propulsé les habitations gérées par l’Ordre à la tête de l’économie coloniale. Ces habitants modernes et efficaces réalisèrent d’imposants travaux agricoles et hydrauliques (réseaux de canaux, écluses, digues, terras- sements d’envergure). Des Amérindiens, ils apprennent la culture sur brûlis et exploitent la grande surface de leurs concessions de façon itinérante, en couplant la technologie moderne au savoir agricole traditionnel. Leurs choix économiques, opérés sur des concessions qui s’étendaient sur plusieurs centaines d’hectares, produisirent un fort impact sur l’environnement, visible encore aujourd’hui.
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L E C T U R E P U B L I Q U E E T I D E N T I T É S L O C A L E S Dans le cadre de la préparation d’une thèse pour le doctorat de sociologie à l’université de Picardie Jules Verne d’Amiens, Blaise Bitegue a été amené à réaliser une enquête de terrain sur la problématique de la lecture publique comme moyen de développement culturel en contexte d’isolement géographique de la Guyane. Ce travail sur le terrain s’est étalé sur une période de cinq ans. Il résulte des échanges fructueux avec les habitants et principaux acteurs du développement de treize communes de moins de dix mille habitants (Apatou, Awala-Yalimapo, Camopi, Grand-Santi, Iracoubo, Macouria, Mana, Maripasoula, Montsinery-Tonnegrande, Papaïchton, Régina, Roura et Sinnamary). Dans l'ouvrage Lecture Publique et Identités locales, le cas de territoires isolés de l'intérieur de la Guyane qui vient de paraître aux Editions Ibis Rouge, il s’agit pour l’essentiel d’un travail de recherche sur la pratique de la lecture dans les espaces publics et le secteur marchand du livre lorsqu’il en existe. En plus, face au développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication, cet ouvrage s’appuie sur les attentes des populations en rapport avec leur passé culturel, leur environnement et leurs traditions. Enfin dans un territoire qui accuse un niveau relativement élevé d’illettrisme et d’analphabétisme comme l’intérieur de la Guyane, cet ouvrage favorise une meilleure compréhension des stratégies des acteurs en matière de développement de la lecture publique afin d’éviter le risque d’évoluer vers une logique de satisfaction systématique des besoins non repérés. Blaise Bitégué, titulaire d’un doctorat en sociologie, est très impliqué dans le monde de l’éducation, de la lecture ainsi que dans le domaine associatif. A ce titre, il coordonne un important projet de coopération culturelle entre le Gabon et la Guyane au sein de La plume guyanaise, association culturelle et littéraire des communautés guyanaises.
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L E S I L E S D U S A L U T I T I N É R A I R E D U P A T R I M O I N E D’abord dénommées « au Diable », ces trois petites îles situées au large de Kourou, sur les côtes de la Guyane française, sont devenues « îles du Salut »pour les rescapés des échecs coloniaux du XVIIIe siècle. Le nom leur est resté même si, ironie du sort, leurs occupants furent ensuite des bagnards condamnés à l’exil et aux travaux forcés. De 1852 à 1953, plus de 50 000 forçats transitèrent par les îles avant d’être répartis dans les différents pénitenciers de Guyane. Les plus redoutés d’entre eux, les « incorrigibles », purgèrent leur peine dans ce « bagne des bagnes », les transportés à l’île Royale, les condamnés à la peine de réclusion cellulaire à Saint-Joseph, les déportés politiques, dont le plus célèbre fut Alfred Dreyfus, à l’île du Diable
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L E S C O N T E S D E S T O R T U E S D E S M E R S D U M O N D E Les tortues vivent dans toutes les mers du monde et ont, depuis bien longtemps, inspiré bien des histoires. C’est pour cela que les conteurs de la « Compagnie Zoukouyanyan » sont fiers de présenter un recueil de contes des tortues des mers du monde. Ce livre est une occasion de faire voyager à travers les différents océans.
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D E S Î L E S À L ' H O R I Z O N D ' I S A B E L L E H O A R A U Les îles offrent leurs trésors à ceux qui les ont longuement désirées. Isabelle Hoarau, ilienne de naissance a entrepris avec son capitaine Gérard Joly un voyage sur les océans, lui qui les pratique depuis l'âge de 20 ans. Tous deux désiraient faire découvrir à leurs deux enfants Julie et Elisa que la terre était vaste et qu'elle ne se réduisait pas à un écrant plat. Isabelle de par sa formation d'ethnologue, est une passionnée des cultures indigènes et des sociétés îliennes, se faisant narratrice dans l'ouvrage elle est en quête permanente de la magie qui habite chaque île, lorsqu'on la découvre de la mer. Poëte, excellente conteuse, elle sait faire partager au fil des pages les moments forts qu'elle a vécu à la rencontre des autres qui habitent au-delà de l'horizon. Un parfait journal de bord qui retrace les aventures de l'équipage, qui a bien préparé son aventure pendant deux années avant d'appareiller après avoir vendu tous leurs biens pour l'achat d'un Océanis confortable où ils recréèrent un véritable cadre de vie, car la vie quotidienne ne répondait plus à leurs désirs. Ce tour du monde en voilier, en famille, se lit avec délectation, c'est un véritable chemin de vie à la rencontre des peuples et des cultures des îles rêvées. Isabelle, fait vivre au lect eur, l'histoire des communautés rencontrées, leurs rites,leurs travaux. Chaque île porte un message, mais toutes les îles sont soeurs. Isabelle fait partager aux lecteurs, ce que beaucoup rêvent de vivre et concrétisent rarement. On sait comment on part on ne sait pas comment on revient. Editions Orphie récit de voyage.
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J E A N V A N M A I E T L A S A G A C A L É D O N I E N N E Jean Vanmai a été le premier Caldéonien d'origine vietnamienne à faire entrer l'histoire de sa communauté dans la littérature calédonienne. Dans un roman document intitulé Chân Dang ( Les Pieds engagés ), il raconte l'épopée douloureuse des familles tonkinoises venues travailler en Nouvelle Calédonie, l'histoire commence en 1878 année capitale s'il en fut. A bord du voilier Var, un ancien vaisseau de guerre devenu véritable prison flottante les condamnés au bagne et les déportés de la Commune sont envoyés vers un pays inconnu, à 20.000 kilomètres de la France, dans ce pays où vivent des tribus Canaques qui ne se doutent pas que leur destinée va être unie à celle de ces prisonniers français. Pilou-Pilou obtiendra le prix de l'Asie décerné par l'ADELF. Chapeaux de Paille est basé sur des faits historiques, il constitue le premier tome de la vaste saga calédonienne en trois volumes. Jean Vanmai relate les destinées parallèles de bagnards arrivés en 1878 et de Canaques rebelles placés sous les ordres de leur chef de guerre Ataï. La trilogie romanesque de Jean Vanmai se termine après l'Ile de l'Oubli, avec la Ville aux mille collines. Les anciens bagnards, les anciens guerriers, les survivants et leurs petits enfants ce sont réadaptés et tentent de faire oublier un passé douloureux. Tous ont construit une nouvelle vie et leurs destins croisés suivent le fil de l'histoire de la Nouvelle Calédonie. L'entre deux-guerres, la défaite de la France en 1940, l'arrivée des Américains en 1942, les lois de 1946, le fameux boom du nickel des années 1970 et les premières revendications indépendantistes qui aboutiront aux explosions de violence des évènements de 1984-1987. Conçue comme une succession de chroniques à la fois familiales et historiques cette saga dresse un portait tout en nuances de ce Territoire, où toutes les communautés ethniques parlent avec leur voix, condamnées à réaliser un destin commun, envers et contre tout.
Jean Van Mai la Force de l'écriture
Jean Vanmai est né en Nouvelle-Calédonie, d'origine vietnamienne il fut l'un des premiers Calédoniens à se lancer dans l'écriture romanesque. La force de son écriture alliée au souffle du romancier ont fait que ses romans reçoivent un accueil très chaleureux auprès des lecteurs. Dans la collection " Fictions populaires" dirigée par Philippe Randa, il vient de sortir aux Editions Dualpha " J'amais trop l'argent ". L'argent appelle l'argent. L'être humain perd facilement ses repères dès lors qu'il s'enrichit, surtout quand l'argent est vite gagné. Tout peut alors aller très vite, surtout dans un territoire d'outre mer où les habitants étaient épargnés de toute imposition sur les revenus. Le personnage de l'ouvrage achète sur financement bancaire un camion de transport de minerai de nickel, puis un troisième peu de temps après. Grisé par la fortune, va-t'il refusé de porter le masque arrogant et antipathique de ceux qui gagnent et continuent à gagner beaucoup d'argent ? Va t'il parvenir à demeurer maître de ses actes et de ses pensées ?
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H É L È N E E L I S A B E T H E T L E D E S T I N D ' A N N M A H O N E Y Hélène Elisabeth après avoir beaucoup voyagé pendant une partie de son enfance, interrompt sa carrière pour un séjour de plusieurs mois en Australie, puis de retour en France comme juriste d'entreprise effectue divers aller-retour entre Paris et le Kirghistan, où elle situera ses prochaines écritures. Aujourd'hui elle vient de faire paraître le journal d'une jeune fille iralandaise aisée en quête d'indépendance, roman qui retrace l'histoire et les conséquences de la Grande Famine qui frappa l'Irlande. L'intérêt de ce roman, est qu'il fait partager au fil des pages, le destin de la famille d'Ann Mahoney qui au lieu de se rendre aux Etats Unis, s'embarquera au péril de sa vie à la recherche d'une vie meilleure par delà les océans, puisqu'elle se rendra à Melbourne en Australie. Elle partage le rêve de chacun des émigrants: s'installer à son compte, prospérer et oublier la misère de l'Irlande. Ce récit prend une résonance particulière à l'heure où une crise alimentaire mondiale frappe les pays les plus pauvres et soulève des questions récurrentes sur la gestion d'un tel fléau. Hélène Elisabeth lors de son séjour en Australie recontrera la communauté irlandaise, et prendra la décision d'écrire ce journal. Le livre est paru aux Editions Petra dans la Collection "Méandre"
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L ' A S I E D E S M I N O R I T É S Eric Lobo grand voyageur, spécialiste de l'Asie vient de faire paraître chez Romain Pages Editions 20 000 KM A TRAVERS L’ASIE DES MINORITES. A travers cet ouvrage, très personnel et d’une qualité photographique exceptionnelle, il entraîne le lecteur des hauts plateaux himalayens aux basses terres de Papouasie, dans une traversée initiatique où la spiritualité se mêle sans cesse à la description du quotidien et d’où la poésie, parfois rude, se dégage à tout instant.
Déploiement du grand thangka du Tibet - fêtes lamaïques du Mönlam Chen-mo - fête de Tsechu à Samye - pasteurs-nomades du byang thang - femmes «girafes « des tribus Padaung - lieux de culte où siège un million de Bouddhas de pierre - rocher doré de Kyaik-Hti- Yo - Bagan et ses milliers de Pagodes - «bûcherons-plongeurs» du lac Nam Ngun - «temple-montagne» d’Angkor- Vat - danses et transes des chaman mentawai - activités quotidiennes des Hommes-Fleurs - jungles épaisses et silencieuses de l’Irian Jaya - fête d’ «initiation» dans les tribus Yali -chasse avec les papous korowai - etc.
Autant de moments, de couleurs et d’émotions recueillis par Éric Lobo toujours attentif à l’Autre et à sa vérité. Éric Lobo fait entendre à son tour la voix de ces peuples menacés (Tibétains, Papous...);
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L A G U Y A N E P O U R U N D É V E L O P P E M E N T D U R A B L E A M A Z O N I E N La Guyane, qui est le plus vaste département français, possède l’unique forêt tropicale de l’espace européen. En raison de ses particularités historiques, sociales et de sa position géographique, une problématique récurrente se pose : l’aménagement et la valorisation du territoire. L’Administration française prône une préservation totale de ce dernier espace forestier, resté intact grâce à de multiples mesures de protection. Les Guyanais, quant à eux, revendiquent le désenclavement de leur département, l’exploitation et la réglementation des ressources naturelles (tels que le pétrole et l’or) afin d’accéder à un certain développement économique. L’histoire politique et sociale de la Guyane, ses ressources naturelles insoupçonnées, sa faune, ses populations et leurs cultures sont au tant de thèmes que l’auteur Daniel Mangal docteur en aménagement du territoire, aborde dans cet ouvrage très bien documenté afin de démontrer l’urgente nécessité d’ une nouvelle vision du développement guyanais.
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O U E S S A N T K O M E D I É D I T E L E L I V R E D E M O N I Q U E B A U E R D'une île l'autre regard sur Madagascar photographies et textes de Monique Bauer vient d'être édité chez Komedit, une petite maison d'édition des Comores. KOMEDIT a été créée en février 2000 à Moroni. C'est la première maison d'édition comorienne. Elle a publié jusqu'à ce jour des auteurs principalement comoriens. Elle oeuvre pour le développement de la littérature écrite aux Comores. Afin de mieux insérer le pays dans la dynamique régionale, Komedit s'intéresse depuis peu aux auteurs des pays de l'océan indien occidental, en particulier Madagascar et La Réunion
Monique Bauer après diverses missions pour le Minsitère des Affaires Etrangères au Burkina-Faso, Madagascar et les Comores réalisent depuis 1988 de très belles expositions, dont les photographies sont composées comme des tableaux de peintres, mettant en évidence, la composition, la matière, mais aussi des fenêtres ouvertes sur un monde meilleur. Pour le salon du livre insulaire elle a pu présenter une exposition réalisée sur l'île de Ouessant avec un très beau texte poétique Chambre avec vue sur la mer promenades ouessantines. Il lui a suffit un jour de décider d'aller à Ouessant, d'avoir une chambre avec vue sur la mer et de partir à pied s'immiscer entre les maisons par les ruelles en pente, de s'loigner du bourg au gré d'un matin brumeux, où seul un mouton était pensif, et de découvrir l'herbe chavirée par le vent, les bruyères et les ajoncs odorants, de retrouver la lumière des algues et des galets se riant du soleil, et au-delà des rochers déchiquetés de la Pointe de Pern, voir le soleil disparaître dans l'immensité de l'Océan. Le texte de Monique Bauer a été publié dans l'Archipel des Lettres n° 7. août 2010
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C O M M E N T L E D É S E R T A D I S P A R U D ' I S A B E L L E H O A R A U Les éditions REFLETS D’AILLEURS éditent, diffusent, promeuvent et vendent tout ouvrage édité sur quelque support que ce soit et notamment : carnets de voyage, nouvelles, publications pour la jeunesse et livres d’artistes. Les éditions REFLETS D’AILLEURS ont aussi pour vocation de recueillir, sous quelque forme que ce soit, des récits et mémoires de vie. Elles s’attachent à favoriser les liens sociaux et l’expression de tous publics, en particulier par la transmission de témoignages. Les éditions REFLETS D’AILLEURS gèrent les œuvres originales des auteurs publiés, organisent et participent à des formes d’activités culturelles et des manifestations autour des créations littéraire et artistique. Pour les plus petits, la collection P’tit Cipango propose des albums illustrés qui mettent en scène des récits propres à un pays ou des contes partagés par plusieurs cultures. Isabelle Hoarau et Christian Epanya viennent de faire paraître un conte écrit au Sénégal, magnifiquement illustré par l’auteur du célèbre Taxi-brousse de Papa Diop, où la magie d’un rêve fait revivre les traditions des grands sages. Un livre où l’enfance rime avec fête, la terre avec espoir.
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T A I C I A V O I S L A V I E E N B L E U Au bord de l’Océan Indien à la Réunion, Isabelle Hoarau-Joly, qui vient régulièrement au Salon du livre insulaire d’Ouessant, a les yeux remplis du bleu des vagues et des couleurs somptueuses du ciel changeant. Grâce à la petite Taïcia, elle a rencontré Edouard Faure, illustrateur, dont la famille se consacre au dessin, et qui du sommet de l’île a toujours été entouré par les reflets de l’azur du ciel. Ils se sont retrouvés pour inventer un univers doux et tendre. Un album qui est une invitation au rêve et à la poésie en proposant aux enfants un voyage dans le monde bleu.
Une femme de lettres au regard d’enfant.
Isabelle Hoarau-Joly, anthropologue, poète et dramaturge, spécialiste en ethnobotanique, a toujours des graines plein les poches et aime recevoir à l’heure du thé. Cette femme au regard pétillant, aime la mer, « C’est un spectacle permanent et toujours différent. Je ne m’en lasse pas ». Elle a d’ailleurs fait un tour du monde à la voile, de 1998 à 2001 avec ses deux filles et son mari. Ce tour du monde, à l'aube du troisième millénaire « Des îles à l’horizon » se lit comme un véritable chemin de vie à la rencontre des peuples, et des cultures. De L'île de La Réunion en passant par le Canal de Panama jusqu'à Tahiti, le lecteur est invité à partager grâce au journal de bord les aventures de l'équipage. Depuis toujours, Isabelle Hoarau-Joly écrit. « J’ai commencé par la poésie puis j’ai continué avec des contes et des légendes, mes livres sont présents dans nombres de bibliothèques de l’île : « Contes de l’île de La Réunion » et « Contes et légendes de l’île de La Réunion » « C’est magique de savoir que les enfants de La Réunion sont nourris de mes histoires » . En tout, l’écrivain totalise une vingtaine d’albums pour jeunesse à son actif. Sa source d’inspiration ? Le regard d’enfant qu’elle pose sur le monde qui l’entoure. Isabelle Hoarau-Joly a aussi écrit « Comment le désert a disparu », aux éditions Vent d’ailleurs, « Le rêve bleu », aux éditions Orphie et un recueil de nouvelles, « Marronnage », aux éditions Epsilon.
Quels sont désormais vos projets ?
« Je repars en France et mes vacances seront littéraires et familiales. Je vais d’abord à Clermont-Ferrand pour le salon du carnet du voyage qui se déroulera les 18, 19 et 20 novembre, ensuite à Bruxelles en tant que conteuse et à Paris pour le salon du livre de Montreuil du 30 novembre au 5 décembre ». « Je rêve de vivre de mon écriture, ce serait fabuleux » Et en 2012 je serai présente à Ouessant.
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